PLASTIQUES ET COMPOSITES DANS LES VEHICULES RENAULT
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Extrait du livre "Usine de Chauny, de la Soudière à Arkema"
Armand Tendeau, Editions DEFG

Point de vue sur la collaboration avec Renault (page 155)

Renault me confia en 1966 un poste d'ingénieur dans le Laboratoire de Matériaux Organiques et me chargea de la recherche et du développement d'éléments de carrosserie en plastique. C’est à cette époque que j’ai commencé à aller à Chauny. L’usine possédait une ligne de fabrication de résines polyester.
Un Comité Technique de
coordination des recherches entre Pechiney-Saint-Gobain et la Régie Renault fut formé le 17 mai 1966. Après cette première réunion, plusieurs axes de collaboration émergèrent. Mais assez rapidement les efforts du Comité Technique se sont concentrés sur la mise au point de préimprégnés polyester. Mon correspondant chez PSG pour cette étude était Gaston Pesez qui, entre autres perfectionnements, a inventé la maturation en continu (dont il détenait le brevet), laquelle permettait de mouler directement en sortie de machine. Nous nous rencontrions souvent à Chauny ou ailleurs pour discuter des avancées.
En 1967, a démarré une fabrication expérimentale de 50 000 tablettes arrière pour la R4. Les bons résultats obtenus nous ont encouragé à développer des boucliers en Stratyrex (nom commercial du préimprégné PSG)
sur la R5 et sur les R15 et R17. La 42ème réunion du Comité Technique, tenue à l'Usine Renault de Dreux le 21 juin 1978, fut la dernière, l'objectif principal fixé au départ ayant été atteint. Pendant la durée du contrat, l'activité préimprégné de Péchiney-St-Gobain avait été reprise par Rhône-Progil puis par Rhône-Poulenc et M. Jestin avait succédé à M. Pesez, appelé à d'autres fonctions.

Machine de fabrication du Stratyrex
à l'Usine de Chauny

Après la distribution de la résine et des fibres de verre,
le train d"imprégnation et le tunnel de maturation.

Lla mise au point du Stratyrex avait pris un certain temps ce qui avait conduit à mettre un deuxième fournisseur sur les rangs. Il s’agissait de Menzolit (R.F.A.)
Le préimprégné Menzolit ne répondait pas au Cahier des Charges que l’on avait imposé à Péchiney-Saint-Gobain, toutefois il se moulait mieux sur les boucliers avant R5 dont les ouïes de refroidissement du moteur gênaient le remplissage des empreintes.
La mise en concurrence avec d’autres fabricants a été mal vécue par les Chaunois, ce que je comprends parfaitement, mais la stratégie des Achats de Renault consiste toujours à diversifier ses approvisionnements.
Partie de zéro en 1970, la production atteignait 5000 boucliers/jour en mars 1974. Ce qui correspondait a une consommation de 20 t/jour de préimprégné dont la moitié venant de Chauny."

Pierre Roubinet, Ingénieur plasturgiste chez Renault, collaboration avec PSG de 1966-1978

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