PLASTIQUES ET COMPOSITES DANS LES VEHICULES RENAULT

Historique

7 - Premier atelier de fabrication par moulage au contact (1957-1970)

Le stage effectué à l'atelier plastique pilote à Flins par trois personnes de l'usine de Choisy avait permis :

La lecture du compte-rendu de stage et l'examen des pièces expérimentales moulées à cette occasion, ont encouragé les responsables des Méthodes de Choisy (M. Manuel) et du Bureau d'Etudes Matériel Ferroviaire (M. Segard) à envisager l'utilisation du stratifié verre-polyester pour la réalisation des éléments de carrosserie présentant des difficultés de formage en tôle à la main.

Procédé de moulage au contact >>

La SNCF venant de passer la commande de l'étude et la réalisation de 10 autorails panoramiques, des comparaisons qualité, coût et délai, entre métal et plastique ont été effectuées. Les résultats des calculs Prix de Revient Matériel Ferroviaire (M. Dumondel) ont montré que l'emploi d'une main d'oeuvre supposée moins qualifiée compensait à peine l'utilisation de matières bien plus chères. Par contre sur les plans qualité (reproductibilité dimensionnelle + aspect) et délai (outillage + fabrication) l'avantage allait au plastique pour le dôme et les bouts avant et arrière.

J'ai ainsi été chargé : d'établir le projet d'implantation d'un atelier de moulage au contact dans le bâtiment 10 à l'usine de Choisy (maître d'oeuvre: M. Pageaud), de conseiller le chef de projet Panoramique (M. Butaud) directement sur les planches à dessin du BE Matériel Ferroviaire, de dresser un planing permettant de respecter les délais (modèles, moules, pièces, personnel, approvisionnements, etc)

Un agent de maîtrise (M. Boulin) et des mouleurs ont été détachés de l'atelier pilote pour aider au démarrage de l'atelier (numéroté 1760) et à la formation des ouvriers spécialisés recrutés dans les autres départements de l'usine de Choisy.
Le recrutement des mouleurs posait quelques problèmes. Sur trois candidats à l'essai, deux repartaient, soit que le poste ne leur convenait pas, soit qu'ils présentaient des allergies aux produits en présence. Les anciens menuisiers étaient les meilleurs mouleurs et leur savoir-faire a été précieux pour les opérations de détourage et d'assemblage.

L'encadrement m'a été confié pour la période de démarrage. J'étais secondé par un chef d'équipe (M. Bouillé). Au bout d'un an et demi, j'ai passé les rênes à M. Lavigne, lui-même coiffé par M. Charbonnel, chef du département 16 Autorails.

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