PLASTIQUES ET COMPOSITES DANS LES VEHICULES RENAULT

Historique

18 - Les pare-chocs et boucliers en plastique (1967- . . . . ?)

En 1967, le Style (appelé maintenant Design) avait dans ses cartons un projet de boucliers pour la 122 (future R5), mais avec des difficultés techniques pour les réaliser en acier de façon monopièce.
En effet, le concept bouclier regroupe les fonctions pare-chocs, jupe, signalisation, plaque de police, ouies de refroidissement et aérodynamisme.
L'expérience acquise avec les tablettes AR R4, la bonne tenue aux chocs constatée sur une aile de R4 moulée en stratifié verre-polyester et l'aspect séduisant, ont décidé la direction à opter pour la solution plastique.

Le Stratyrex (mis au point conjointement par Pechiney-St-Gobain et Renault) a ainsi été choisi pour mouler les boucliers AV et AR R5 (poids 3,5 et 4.3 kg, épaisseur 4 à 8 mm, début série octobre 1971) et le bouclier AR R15-R17 (poids 5,4 kg, épaisseur 4,5 à 8 mm, début série décembre 1970). Cette décision a conduit PSG à créer une unité de production de préimprégné dans son usine de Chauny et Renault à implanter un atelier de moulage dans la nouvelle usine de Dreux.

<< Avant R5

La mise au point du Stratyrex a pris un certain temps ce qui a conduit à mettre un deuxième fournisseur sur les rangs. Il s'agissait de Menzolit (RFA) représenté en France par Jacques Vaussier.

Par la suite les véhicules : R14, Fuego, R25, Master et Express ont été dotés de boucliers en préimprégné polyester (SMC)

Les premières comparaisons de prix montraient que les boucliers plastiques étaient plus chers que les pare-chocs en acier chromé. On négligeait de compter l'ensemble des fonctions assurées par le bouclier.
Le simple remplacement de l'acier chromé par du préimprégné sur les pare-chocs de la R21 a prouvé, qu'à dessin sensiblement égal, c'est le plastique qui était le plus léger, le moins cher et le plus performant aux petits chocs.

Les progrès du moulage par injection (presses + moules) et l'arrivée de thermoplastiques présentant une bonne tenue au choc (polypropylène/EPDM notamment) nous ont conduit à appliquer cette technique sur les boucliers R9, R11, R19, Clio, etc.

Après Renault, le concept bouclier plastique a été adopté par Simca-Chrysler (1307-1308), Peugeot, FIAT, Volkswagen, puis par la plupart des constructeurs automobiles de la planète.

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