PLASTIQUES ET COMPOSITES DANS LES VEHICULES RENAULT

Historique

19 - Les absorbeurs de chocs (1970-. . . . ?)

Dès 1970, l'arrivée prochaine de réglementations concernant la sécurité automobile a incité les constructeurs à engager des études et à s'équiper de moyens d'essais pour améliorer la protection des véhicules, des passagers et des piétons.

En ce qui concerne Renault, l'amélioration du comportement aux chocs des véhicules a été pilotée par le Sce 0876 avec développement des moyens d'essai à Lardy (M.Ventre), tandis que la sécurité passive était étudiée par le service de Physiologie (0864), commun à Peugeot et Renault, et dirigé par le Dr Tarrière.

Pour apporter au BE l'assistance nécessaire, et compte tenu de notre prestation sur les boucliers, M.Goupy a demandé que la section "Plastiques armés" (MM.Delacroix, Ducelier et Roubinet) prenne en compte l'étude du comportement aux chocs des matériaux organiques (arrivée de M.Alvez en renfort).

Nous avons recherché des matériaux et des systèmes absorbant l'énergie des chocs avec des pointes d'effort et des enfoncements ne dépassant pas les seuils fixés.
Nous avons ainsi sélectionné des matériaux pour absorbeurs de chocs que nous avons classés en 3 catégories:

Les premiers boucliers (AR R17 et AV+AR R5 en 1970, puis R14 en 1973) étaient en appui sur des contrelames en acier placées au droit des longerons. Ces "absorbeurs en tôle" n'étaient efficaces que lors du premier choc, les déformations subies sortant du domaine élastique.

Progressivement, à partir de 1978, presque tous les boucliers en SMC ont été équipés d'absorbeurs alvéolés en polyéthylène basse densité (PEBD), moulés par injection.

Un nouveau concept de bouclier souple sur absorbeur continu en PEBD a été appliqué sur R9 et R11, puis sur AR R21 et AR R19. Ces absorbeurs continus étaient également alvéolés et moulés par injection, mais les surfaces comprimées étant plus grandes, les cloisons étaient plus espacées afin d'obtenir les bons diagrammes effort-enfoncement.

Pour les R5 USA, ce sont des absorbeurs en mousse PU semi-rigide à peau autoformée qui ont été choisis. Ils étaient plus performants, mais plus chers que les absorbeurs en PEBD. Toutefois, leur fabrication demandait moins d'investissements.

Mise au point des absorbeurs sur le pendule d'essai de choc à Lardy >>

Absorbeur de chocs en mousse PU semi-rigide pour R5 USA >>

L'injection des absorbeurs alvéolés en PEBD était confiée à des mouleurs extérieurs, tandis que le moussage des absorbeurs en PU était assuré par l'usine de Dreux, relayée par la suite par les Ets Roth.

Notre assistance au BE a porté également sur diverses demandes:

Notre assistance au Sce Physiologie a concerné notamment:

Voir également le document sur "LES ABSORBEURS EN MATERIAUX ORGANIQUES"

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