PLASTIQUES ET COMPOSITES DANS LES VEHICULES RENAULT

Historique

20 - L'usine de Dreux (1969-1998)

L'usine de Dreux dont les travaux de construction avaient débuté en novembre 1969, a regroupé plusieurs activités:

  1. les préimprégnés polyester,
  2. les mousses polyuréthannes, transférées de l'usine Pierre Lefaucheux (Flins)
  3. le câblage transféré également de Flins, puis la sellerie (machines à coudre Beyroux)
L'usine occupait déjà 300 personnes à la fin de 1971. Elle était dirigée par M. Prieur, épaulé par M. Aubaret pour la fabrication des pièces en préimprégné, tous deux s'occupant précédemment de caoutchoucs.
Seul, André Fayolle, nommé patron des Méthodes de Dreux, connaissait déjà les plastiques pour s'en être occupé à l'usine de Choisy puis aux Méthodes Centrales de Billancourt.

Usine de Dreux en 1971 >>

20.1 - Les préimprégnés polyester (SMC)

Les premières pièces moulées en préimprégnés polyester ont été des boucliers et des hard-tops. Par la suite, des protections latérales, des pare-chocs, des coquilles de siège, des doublages de portes et diverses pièces pour Alpine, Heuliez et Volvo, sont venues grossir les fabrications en préimprégné.

Parti de zéro en 1970, la production atteignait 5000 boucliers/jour en mars 1974. Ce qui correspondait à une consommation de 20 t/jour de préimprégné. Il y avait alors 6 presses engagées à 70% et 3 hommes par presse (préparation ébauches et ébavurage pièces compris)

Hall des presses de l'usine de Dreux en 1976 >>

Pour limiter les investissements et sécuriser l'approvisionnement des chaînes de montage en boucliers, nous avons rechercher un partenaire parmi les fabricants de matériels électriques moulant des coffrets en préimprégné polyester (SMC)
C'est la Sté Mecelec à Tournon (Ardèche), dirigée par M. Fayolle (sans parenté avec le chef des Méthodes de Dreux) puis par M. Diaz, qui a été retenue. Une filiale, baptisée Inoplast, fut créée dont l'usine fut implantée à St Désirat (Ardèche)

20.2 - Les mousses polyuréthannes

L'usine de Dreux allait trouver un nouveau développement en 1971-1972 par l'incorporation de pièces de garnissages et d'accoudoirs en polyuréthannes (PU) à peau autoformée, grâce au transfert d'un carrousel expérimental mis en place deux ans auparavant dans un atelier pilote de Flins pour faire suite aux travaux de développement exécutés dans les ateliers des laboratoires du CTR.

En 1977, un produit original était fabriqué pour la R5 USA. Il s'agissait d'un bouclier en SMC, surmoulé de mousse PU à peau autoformée et équipé d'absorbeurs d'énergie également en mousse PU.

Dreux avait acquis une expérience dans la fabrication des planches de bord qui, réalisées primitivement en mousse PU à peau noire, avaient été par la suite remplacées par des pièces colorées obtenues par thermoformage de feuilles plastiques et moussage avec un insert en tôle ou en plastique injecté.
En 1978, 650 grandes pièces étaient ainsi fabriquées journellement.

En 1985, la production de pièces en PU atteignait 250 t/an.

20.3 - Le câblage

Le câblage de Flins et des ateliers de sellerie sont par la suite mutés à Dreux qui développera ces secteurs et entreprendra la fabrication des fils gainés de PVC en 1975 (115000 km/an)

Les faisceaux de câblages étaient produits pour 2000 véhicules/jour.

20.4 - La fin de l'usine de Dreux

A partir de 1980, le remplacement progressif du SMC par du polypropylène-EPDM dans la conception des boucliers a entraîné une baisse d'activité de Dreux, en partie compensée par de nouveaux clients et les lames de ressort en composite.
Devant l'accroissement des équipementiers, en nombre, en importance et en qualité, la Direction de Renault s'est séparée de l'usine de Dreux en 1998.

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